CERCLE DES EPARGNANTS, Centre d'études et d'information sur l'épargne et la retraite

Le Cercle des Epargnants

11, Boulevard Haussmann - 75009 Paris
tel : 01 58 38 65 87
site : www.cercledesepargnants.fr


Le Cercle des Epargnants est une association indépendante qui réunit plus de 200 000 adhérents. Elle a pour objet d'informer les épargnants sur toutes les questions relatives à leur épargne et la retraite

Le Cercle est présidé par Jean-Pierre Gaillard
Le secrétariat général est assuré par Philippe Crevel

Le Cercle dispose d'un conseil scientifique composé d'experts reconnus dans les domaines de l'économie, de la finance, des retraites, du droit social ou du droit fiscal

jeudi 17 mai 2012

Les ventes reculent dans les commerces de détail et dans les grandes surfaces


Selon la Banque de France, le volume d’affaires du commerce de détail a diminué de 2,5% en avril.De février à avril, la baisse est de 2,1 % par rapport aux trois mois précédents. Les ventes de produits industriels se réduisent de 2,1% et celles de produits alimentaires de 4,3% avec un recul limité à 1% sur les trois derniers mois. Les ventes du petit commerce diminuent de 1,8%. La grande distribution enregistre une baisse de 2,1%, du fait de la baisse des grands magasins (-5,7%) et, dans une moindre ampleur, des supermarchés (-2,9%). Les ventes par correspondance se rétractent de 1,0% comme celles des hypermarchés qui connaissent une baisse de 0,8%. Cette diminution confirme le mouvement de baisse engagé depuis le début d'année. Elle pourrait se traduire par la poursuite de la stagnation au second trimestre.

L'encadrement des loyers bientôt appliqué


Le Gouvernement devrait rapidement fixé les modalités d'encadrement des loyers. Seraient concernées les premières locations ou le renouvellement du contrat de location (tous les 3 ou 6 ans) des logements privés pour des régions connaissant des tensions importantes (Ile-de-France, PACA, Rhône Alpes...). La mesure devrait aboutir à fixer un plafond fonction du niveau moyen constaté dans le voisinage pour des logements comparables. Un tel encadrement sera sans nul doute source de contentieux et de dessous de table. Par ailleurs, le Gouvernement entend faire passer le nombre de logements construits de 360 000 à 500 000 ce qui suppose un assouplissement sur le foncier et de conserver la mesure de Sarkozy sur la majoration des droits à construire de 30 %.

mercredi 16 mai 2012

En avril, baisse de la création d'entreprise en France


Selon l'INSEE, le nombre de créations d'entreprises a baissé au mois d'avril de 3,5 % par rapport à mars pour les créations hors auto-entrepreneurs, en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrable. La baisse atteint 9,8 % avec les demandes de création d’auto-entreprises en données brutes +0,8 % en glissement annuel sur les trois derniers mois (T/T–4).

Le nombre de créations au cours des 12 derniers mois baisse par rapport aux 12 mois précédents de 4,0 %.

Plus d’une création sur deux est une demande de création d’auto-entreprise.

Sur les quatre premiers mois de l’année 2012, on enregistre, en données brutes, 111 457 demandes de création d’auto-entreprises soit environ 50 % des créations d'entreprise.

En période de crise, la création peut être portée par le fait que des demandeurs d'emploi tentent leur chance en recourant au statut d'autoentrepreneur. De l'autre, la crise dissuade les créateurs à se lancer sur un marché stagnant ou en recul.

Comptes publics : 5,2 % du PIB de déficit, 43,9 % de prélèvements et 86 % de dette publique


L'INSEE a rendu public le 15 mai les comptes définitifs des finances publiques pour l'année 2011.

Ainsi,  le déficit public s’est élevé à 103,1 milliards d’euros,soit 5,2 %du PIB.  La baisse par rapport à 2010 est de  33,9 milliards d’euros.

L'INSEE explique cette diminution par le dynamisme des recettes (en relation avec la reprise de 2010 et les mesures d'augmentation) et par la relative modération des dépenses.

Les recettes publiques augmentent de 1,4 point et les dépenses publiques diminuent de 0,6 point. C'est l'Etat qui a réalisé l'effort le plus important en matière de réduction du  déficit public.

En 2011, le taux de prélèvements obligatoires a  atteint  43,9 % en progression de 1,4 point par rapport à 2010. Le poids de la dette publique dans le PIB a augmenté de  3,7 points pour atteindre  86,0 %.

consulter la note de l'INSEE

mardi 15 mai 2012

La lettre de Generali Investments


Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investments décryptent l'actualité économique et financière à travers leur lettre

Les marchés boursiers ont tous connus un repli de leurs indices cette semaine. Cette baisse générale a plusieurs causes. Les investisseurs s’interrogent sur l’avenir européen de la Grèce. La Grèce est redevenue un sujet d’inquiétude majeur pour les marchés après les élections législatives à cause de la montée en puissance des partis anti-austérités et de l’échec successif des partis politique pour la formation d’un nouveau gouvernement. De nouvelles élections devraient probablement avoir lieu courant juin. Le scénario d’une sortie de la Grèce de l’euro hante les investisseurs. Parallèlement, l’Espagne continue d’affecter les marchés après la nationalisation de Bankia, la quatrième banque du pays et l’annonce de nouvelles réformes bancaires qui imposent aux banques d'augmenter leurs provisions pour se protéger des pertes croissantes sur leurs prêts toxiques dans l'immobilier. Par ailleurs, la Chine, première puissance des économies émergentes, montre des signes de faiblesse qui commence à poser questions aux investisseurs. Au vue des indicateurs récemment publiés, la question prioritaire pour le pays n'est pas l'inflation mais plutôt comment maintenir la croissance économique ; cela pourrait contraindre le gouvernement à faire pression sur la Banque populaire de Chine pour assouplir davantage sa politique monétaire. Un assouplissement monétaire paraît d'autant plus nécessaire que l'économie chinoise est de moins en moins tirée par la croissance des exportations, qui souffrent de la crise de la dette en Europe, et peine à trouver un relais dans la demande intérieure. La fin de semaine a été marquée par un nouveau scandale financier avec la perte de 2 milliards de dollars chez J.P Morgan & Chase à la suite d’une mauvaise stratégie de couverture et des prises de positions importantes sur les dérivés de crédit. La situation restera probablement assez tendue et l’attentisme sera de mise du fait du peu de visibilité.

Lire la lettre de Generali Investments

L'inflation recule


Selon l'INSEE, au mois d'avril, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,1 %, après une augmentation de 0,8 % en mars. Sur un an, il augmente de 2,1 %.

Hors tabac, l’indice est également en hausse de 0,1 % (+2,0 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières, l’IPC est stable (+2,1 % sur un an).

L'inflation du mois d’avril s'explique par l’augmentation des prix des services, en partie saisonnière et de la hausse qui s'affaiblit des prix des produits manufacturés et de l’énergie.

Ce retour autour de la valeur cible de 2 % donne raison au Gouverneur de la Banque de France qui avait préconisé de ne pas relever le taux de rendement du Livret A considérant que l'inflation devait diminuer dans les prochains mois.

La France est en stagnation à défaut d'être en récession


Selon l'INSEE, la France a connu une stagnation parfaite au premier trimestre 2012 avec un PIB stable qui fait suite à une progression de 0,1 point au quatrième trimestre 2011.

L'Allemagne a connu une croissance plus soutenue avec 0,5 point. Il faut signaler que l'Espagne, l'Italie et le Royaume Uni ont connu une contraction de leur PIB au premier trimestre. Les dépenses de consommation des ménages ont augmenté de 0,2 % après 0,1 % quand l'investissement, la formation brute de capital fixe (FBCF) totale se contracte de 0,8 % après une progression de 1,3 %.

Au total, la contribution à la croissance de la demande intérieure au PIB est de +0,1 point au premier trimestre, après +0,3 point fin 2011.

Les importations ont enregistré une croissance de 0,7 % après une baisse de 1,4 % ; les exportations n'ont progressé que de 0,3 % ; elles avaient augmenté de 1,1 % au dernier trimestre 2011.BR>
En conséquence, le solde extérieur a une contribution négative à l’évolution du PIB (–0,1 point, après +0,7 point). Le stockage des entreprises contribue faiblement à l’évolution de l’activité : +0,1 point, après –1,0 point fin 2011.BR>
L'investissement a pâti du climat peu porteur de la zone euro avec en prime les incertitudes liées à la période électorale. La consommation a été impactée par la vague de froid de février et par le recul de l'automobile du fait de la disparition des aides à la casse.BR>
Malgré cette stagnation, l'objectif de 0,7 % de croissance pour 2012 pourrait être atteint du fait d'une amélioration de la croissance attendue au second semestre. Néanmoins, la sortie de la Grèce et les tensions au sein de la zone euro, avec un risque de démontage de la zone euro, pourrait provoquer un choc économique de grande ampleur.

lundi 14 mai 2012

N'oubliez pas votre déclaration d'impôt 2011


Les jours fériés et les ponts ne doivent pas vous faire oublier que les délais courent concernant le dépôt de votre déclaration de vos revenus pour 2011.

La date limite de dépôt de la déclaration papier est fixé au jeudi 31 mai 2012 à minuit. Pour les télédéclarants, dont la résidence principale se trouve dans les départements numérotés de 01 à 19, le délai est fixé au jeudi 7 juin 2012 à minuit, pour les départements numérotés de 20 à 49 (y compris les deux départements corses), le délai est fixé au jeudi 14 juin 2012 à minuit et pour les départements numérotés de 50 à 974, c'est le jeudi 21 juin 2012 à minuit.

Vous avez des questions, nous vous conseillons d'aller sur le site du Ministère de l'économie et sur celui "question Fiscale"

Livret A, le doublement du plafond est-il une bonne idée ?


Emmanuel Cugny, journaliste à France Info revient sur la question du doublement du Livret A dans sa chronique " Tout Info, Tout Eco". Il considère que le passage de 30 600 euros du plafond du Livret A risque d'entraîner des transferts d'épargne pas forcément utiles à l'économie. En outre, à juste titre, il souligne que le problème du logement social n'est pas le financement mais la rareté du foncier.

Plus-values immobilières : précision sur la notion de résidence principale


Le nouveau régime fiscal des plus-values immobilières prévoit que la vente d'un bien immobilier n'est pas assujetti au régime des plus-values si le contribuable n'est pas propriétaire de sa résidence principale. Par instruction fiscale, l'administration a précisé de manière plutôt libérale ce principe.

consulter l'instruction fiscale

samedi 12 mai 2012

La Banque de France explique les enjeux de la dette publique

La Banque de France édicte la revue de la stabilité financière, avec au sommaire du numéro d'avril, la dette publique. De manière pédagogique, la Banque de France propose d'analyser les causes et les conséquences de la progression sans précédent de la dette publique ces dernières années.

La revue se compose de quatre parties :
  • I) le contexte macro-écronomique, budgétaire et opérationnel ;
  • II) les aspects financiers et réglementaires ;
  • III) l’angle de la politique monétaire ;
  • IV) les dimensions régionale et internationale
Consulter le numéro du mois d'avril

Banque de France : léger resserrement du crédit au mois d'avril

La Banque de France a publié les résultats de son enquête mensuelle sur les conditions d'octroi des crédits aux entreprises non financières et aux ménages. Selon l'enquête du mois d'avril, il y a aurait un léger resserrement pour les crédits à l'habitat et un plus fort pour les crédits à la consommation en phase avec la baisse de la demande. Concernant les entreprises, les conditions seraient stables.

Ce léger resserrement est moins net que la baisse des crédits dans l'immobilier. Les emprunteurs seraient plus rares et de ce fait les banques ne font que suivre la demande.

Lire le communiqué de presse de la Banque de France

Colloque AMF et ACP sur l'épargne et la crise financière


Ll’AMF et l’ACP ont organisé le 11 mai 2012 un colloque académique avec comme thème "les conséquences de la crise financière sur l’épargne des ménages et la commercialisation des produits financiers". A l'occasion de cette réunion, Christian Noyer, Gouverneur de la Banque de France et Président de l’ACP, a souligné « la détermination partagée des deux autorités de mettre les intérêts de la clientèle au centre du dispositif de régulation des différents produits financiers".

Jean-Pierre Jouyet, Président de l’Autorité des marchés financiers a également mentionné que : « La protection de l’épargne est la mission première de l’AMF, de fait la question de la commercialisation des produits financiers est donc un sujet incontournable. Toutefois au-delà des problématiques de régulation, il convient également de s’interroger sur la question de la politique fiscale de l’épargne actuellement en vigueur qui n’est peut-être pas totalement à la hauteur de l’enjeu de financement de notre économie".

Dans le cadre de ce colloque, il a été abordé les thèmes suivants :

- les conséquences de la crise financière sur l’allocation des portefeuilles des ménages ; - les enjeux en matière de commercialisation des produits financiers dans un contexte post-crise et de besoins d’épargne à long terme; - le rôle de la régulation dans l’allocation d’épargne des ménages et la commercialisation des produits financiers.
Lire le communiqué de presse du colloque
Regarder la présentation "l'impact de la crise sur la gestion d'actifs"
Les grandes tendances de l'épargne en France
La commercialisation des produits financiers : les enjeux d’une bonne adéquation entre l’offre et la demande

vendredi 11 mai 2012

Quelle croissance pour la France ?


Le 15 mai, l'INSEE publiera les résultats du premier trimestre concernant la croissance. L'Institut prévoyait une croissance nulle. Les experts de la Banque de France ou de BNPPARIBAS s'attendent à un léger recul pouvant atteindre 0,2 %.

Pur le deuxième trimestre, l'INSEE tablait sur 0,2 point de croissance. La Banque de France table sur une croissance nulle. Sur l'ensemble de l'année, le taux de croissance devrait atteindre 0,7%. Le fait que la fin de l'année 2011 ait été plus porteur que prévu a permis d'engranger quelques centièmes de point de croissance en plus. Il n'en demeure pas moins que les prochains mois seront cruciaux pour apprécier le risque de récession en France. François Hollande table sur 1,7 % de croissance en 2013 quand le FMI considère qu'un taux de 1 % est plus crédible. A défaut d'avoir 1,7 % de croissance, le nouveau Président devra trouver des ressources et des économies supplémentaires pour respecter l'objectif de 3 % de déficit public. La tendance naturelle de ce déficit serait plus proche de 4 que de 3 % selon de nombreux experts.

Contrats Madelin, bilan 2011


Créés en 1994, les contrats Madelin permettent aux TNS de bénéficier d'une retraite supplémentaire avec déduction fiscale des cotisations avec possibilité de souscrire des garanties de prévoyance complémentaires (maladie, maternité, incapacité, invalidité, décès, perte d'emploi).

78 % des contrats Madelin en cours de constitution ont été souscrits auprès de sociétés d'assurances et 22 % auprès des mutuelles.

88 000 nouveaux contrats ont été ouverts en 2011 portant leur nombre à 960 000. Le taux d'équipement est de 58 %. 94 % des contrats sont en cours de constitution et 60 000 sont en phase de liquidation. 76 % des contrats ont été souscrits auprès de réseaux d'assurance.

Les cotisations versées au titre des contrats Madelin Retraite s'est élevé à 2,286 milliards d'euros en 2011 en progression de 7 % par rapport à 2010. 35 % des cotisations ont été versées sous forme d'unités de compte.

Les prestations ont atteint, en 2011, 711 millions d'euros contre 574 millions en 2010.

Les provisions mathématiques s'élèvent à fin 2011 à 20,206 milliards d'euros contre 18,405 fin 2010. Les unités de compte représentent 21 % des provisions des contrats en cours de constitution.

A la fin de l'année 2011, l'encours moyen par contrat est de 19 900 euros en hausse de 5 % par rapport à 2010. Pour les contrats en cours de liquidation, l'encours moyen est de 39 000 euros.

L'âge moyen à la souscription est de 43 ans et l'âge moyen des adhérents est de 48 ans à fin 2010. 71 % des adhérents sont des hommes. L'âge moyen à la liquidation est de 64 ans et la rente moyenne est de 2210 euros.

Le Plan d'Epargne Populaire fait de la résistance


Le Plan d'Epargne Populaire a été créé par la loi de finances pour 1990. Le PEP assurance doit comporter une garantie vie. Les versements s'effectuent sous limite d'un plafond fixé à 92 000 euros. Au dénouement, après huit ans, la rente est exonérée d'impôts sur le revenu. Depuis le 25 septembre 2003, il n'est plus possible d'ouvrir de PEP.

Les PEP assurances représentent 67 % de l'encours de l'ensemble des PEP.

1,6 million de PEP assurances sont encore ouverts en baisse de 100 000 par rapport à 2010. En 2003, il y avait 2,3 millions de PEP assurances en France.

Le montant des cotisations a atteint 1,6 milliard d'euros en baisse de 21 % par rapport à 2010. En 2003, le montant des cotisations s'élevait à 4,8 milliards d'euros.

Le montant des prestations atteint 3,4 milliards d'euros contre 3,1 milliards d'euros en 2010.

Les provisions mathématiques atteignent 50 milliards d'euros en baisse de 2 % dont 5 % en unités de compte.

L'encours moyen par PEP est de 30 400 euros en hausse de 3 % par rapport à 2010.

Le bilan 2011 du PERP



2, 150 millions de PERP sont ouverts en France avec une petite progression de 1 % pour 2011. 60 000 nouveaux PERP ont été souscrits l'année dernière. A la fin de l'année 2011, seulement 8000 PERP étaient en phase de liquidation, les autres sont donc en phase de constitution. Le taux de détention est de 8,9 % en prenant comme base de référence les salariés.

Le montant des cotisations s'set élevé à 1,138 milliard d'euros en progression de 4 % par rapport à 2010. 21 % des cotisations sont investies en unités de compte.

Les provisions mathématiques ont atteint 7,5 milliards d'euros en progression de 15 % par rapport à 2010. 17 % de ces provisions sont constituées en unités de compte.

L'encours moyen des PERP est e 3400 euros à fin 2011 contre 3020 euros à fin 2010.

79 % des PERP ont été distribués par les réseaux de bancassurance.

L'âge moyen à la souscription était en 2010 de 43 ans ; 47 % des adhérents sont des femmes. L'âge moyen pour la liquidation est de 63 ans avec un rente annuelle moyenne de 2000 euros en 2010. (sources FFSA et DARES)

jeudi 10 mai 2012

Propositions fiscales et financières de François Hollande


François Hollande a pris de nombreux engagements fiscaux et également dans les domaines relatifs à la finance ainsi qu''à l'épargne. La taxation des revenus de l'épargne, la remise en cause de plusieurs réformes engagées par Nicolas Sarlozy sont à l'ordre du jour (voir précédente info sur le calendrier).

Lire la synthèse des propositions fiscales et financières

La production entre deux eaux !!!!!


Au mois de mars 2012, la production de l’industrie manufacturière a progressé de 1,4 % en volume par rapport au mois de février qui avait enregistré une baisse de 0,9 %. En revanche, la production de l’ensemble de l’industrie a diminué de 0,9 % au mois de mars. Avec le redoux , la consommation d’électricité et de gaz a fortement diminué en mars ce qui a pesé sur la production.

Sur les trois premiers mois de l'année, la production manufacturière a diminué de 0,5 % ; pour l'industrie, la baisse est de 0,1 point.

Au premier trimestre 2012, la production a diminué dans l’industrie manufacturière (-0,5 %) et, de manière moindre, dans l’ensemble de l’industrie (-0,1 %). La production est en recul de 1,7 point par rapport à l'année dernière témoignant du ralentissement économique et du recul industriel de la France.

mercredi 9 mai 2012

L'actualité économique et financière vue par Generali Investments


Comme toutes les semaines les équipes de GeneralI Ivestmenst décryptent l'actualité économique et financière. Lire la lettre n°364

Les annonces de résultats d’entreprises favorables auraient du conforter les anticipations de remontée des cours observée la semaine passée. Malheureusement, ces anticipations ont été soumises à la pression politique et sociale croissante à l'encontre des plans d'austérité européens qui visent à la réduction du déficit budgétaire. Les investisseurs redoutent que ces derniers favorisent la rechute en récession des économies les plus fragilisées par la crise et avec elles de l'ensemble de la zone euro. Cette inquiétude a été renforcée par des indicateurs macroéconomiques européens et américains qui semblent devenir cohérents avec l'hypothèse d'un ralentissement temporaire de l'activité économique. Des inconnues subsistent toujours au niveau politique notamment avec une potentielle fragilisation de la situation grecque suite à une modification du prochain parlement. Dans tous les cas, les prochaines adjudications obligataires de la France seront particulièrement observées du fait du changement de gouvernement à venir. De son coté, la Banque du Japon a décidé de consacrer 70 000 milliards de yens (665 milliards d’euros) à son programme d’achat d’actifs financiers dans l’objectif de lutter contre une déflation lancinante depuis maintenant 3 ans. C’est la crainte d’une aggravation plus forte que prévue dans la zone euro qui a, globalement, entrainé à la baisse les marchés tant européens, nippons qu’américains.

Lire la suite    

Le calendrier des mesures concernant l'assurance, l'épargne et la retraite

Près du quart es Américains sont sans épargne...


Si les Français sont des fourmis, les Américains sont des cigales. La part des ménages sans épargne atteint, en effet, aux Etats-Unis, à 23,4% en 2011 contre 18,5% en 2009 selon une étude publiée par l'Université du Michigan.

Les auteurs de l'étude ont retenu l'épargne financière sans prendre en compte les remboursements d'emprunt. les ménages sans épargne sont ceux ayant t aucun actif financier liquide (certificat de dépôt, bons du Trésor, fonds commun de placement, etc.).

Si l'on ajoute les ménages de moins de 1500 dollars d'épargne, le taux atteint 41,6% en 2011 contre 40,1% en 2009.

"Plus d'un ménage sur cinq aux Etats-Unis a une dette en cartes de crédit, factures médicales, prêts étudiants et autres emprunts non garantis par un actif plus élevé que leur épargne", a indiqué l'Université du Michigan

mardi 8 mai 2012

L'été sera chaud pour l'épargne et la retraite


Après le 15 mai, date de passation des pouvoirs entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, le calendrier est serré. Dans la foulée, il y aura l'annonce du nouveau gouvernement et des premières mesures qui s'inséreront dans la campagne des législatives. L'épargne et la retraite devraient faire partie des sujets traités en priorité.

Par décret, le plafond du Livret A pourrait passer de 15 300 à 30 600 euros ; par ailleurs, son taux pourrait être revalorisé en passant de 2,25 % à 2,5 ou 2,75 %.

Le Gouvernement pourrait également prévoir le retour de la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler à 18 ans et ayant 41 années et 3 mois de cotisation.

Si le gouvernement a décidé de supprimer la réforme de la TVA sociale qui devait rentrer en vigueur au 1er octobre, en revanche, il conservera l'augmentation des prélèvements sociaux sur les produits financiers qui compensait, en partie, la baisse des charges sociales. Le passage de 13,5 à 15,5 % est prévu au 1er juillet.

Un collectif budgétaire devrait être rapidement préparé mais ne pourra être examiné qu'après le 17 juin. Les projets de lois de finances sont obligatoirement sont, en effet, obligatoirement examinés en premier à l'Assemblée. Ce projet devrait intégrer plusieurs mesures concernant le patrimoine (durcissement des droits de succession, retour à l'ancien régime de l'ISF, création d'un tranche à 45 % pour l'impôt sur le revenu et de la tranche à 75 % et peut être changement du régime fiscal de l'assurance-vie, changement du livret de développement durable en Livret Industrie ou création d'un nouveau Livret, création de la Banque Industrie...). La discussion du collectif budgétaire devrait intervenir au mois de juillet.

lundi 7 mai 2012

La croissance potentielle de la zone euro est entrée dans une spirale dangereuse


La croissance potentielle est celle qui est générée par les facteurs de production disponible et par les gains de productivité mesurés par rapport à la tendance constatée indépendamment de la conjoncture.

Or, la zone euro est confrontée à une baisse tendancielle de sa croissance potentielle. En effet, la population en âge de travailler diminue de 0,2 % par an du fait du vieillissement. Ce taux passera à 0,5 % par an en 2020.

Plus graves sont les faibles gains de productivité par tête. Ils ont été de 10 % de 1999 à 2012 avec une tendance au déclin.

Dans ces conditions, la croissance potentielle de la zone euro est inférieure à 1%. Du fait du recul de l'investissement public et de l'investissement des entreprises, ce taux pourrait encore diminuer dans les prochaines années. Avec 1 % de croissance et voire moins, il est impossible de faire face à la progression des dépenses publiques (santé, retraite, dépendance...).

Le Fonds norvégien réduit son exposition à la zone euro


Le fonds norvégien qui pèse plus de 435 milliards d'euros à fin 2011 a mit en application sa décision de réduire la part de ses actifs consacrée aux titres de la zone euro. Le fonds norvégien est le deuxième fonds juste après celui d'Abu Dhabi qui gère plus de 460 milliards d'euros d'actifs.

Le fonds norvégien a cédé des obligations publiques du Portugal et de l’Irlande. Il a réduit ses investissements dans les dettes italiennes et espagnoles.

Le poids de l'Europe devrait être ramenée de 50 à 40 % de la valeur des actifs. Les actions représentent 60,7 % des actifs.

dimanche 6 mai 2012

Que font les Etats-Unis et la Chine...


Si la zone euro n'est pas sortie de la crise, les deux grandes puissances économiques que sont les Etats-Unis et la Chine organisent leur partenariat.

Le quatrième dialogue stratégique et économique entre la Chine et les Etats-Unis s'est terminé le 4 mai en présence du président chinois Hu Jintao, du Premier Ministre chinois Wen Jiabao et de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton ainsi que du secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner.

Le conseiller d'Etat chinois Dai Bingguo a indiqué que le thème fondamental du quatrième Dialogue stratégique et économique sino-américain était la construction d'un type nouveau de relations entre la Chine et les Etats-Unis. Les représentants des deux parties se sont engagés à oeuvrer ensemble afin d'optimiser l'environnement d'investissement pour les entreprises chinoises et américaines.La Chine et les Etats-Unis ont publié une liste complète des résultats obtenus sur le plan stratégique ainsi qu'une fiche conjointe détaillée concernant l'aspect économique du Dialogue stratégique et économique 2012. La Chine et les Etats-Unis ont également décidé d'organiser le prochain cycle de consultations sur les affaires de l'Asie-Pacifique au cours du deuxième semestre de cette année, selon le document des résultats.

Au-delà de cette volonté de co-gérer la zone économique la plus dynamique, il faut rappeler, pour se rassurer, que l'Union européenne reste la première puissance commerciale...

Après l'élection, l'économie reprend ses droits


La bourse de Paris est revenu vendredi 4 mai à son niveau du 31 décembre dernier, effaçant 14 % de hausse enregistrée durant les 10 premières semaines. Avec la publication de plusieurs indices soulignant la persistance du ralentissement de la zone euro et les incertitudes électorales dans plusieurs Etats dont la Grèce et la France, les investisseurs jouent l'attentisme.

Ce qui est vrai pour les grands investisseurs, l'est également pour les épargnants qui ont choisi de privilégier l'épargne à court terme au détriment des placements actions ou longs. Les possibles changements de régime fiscal et les aléas économiques ont conduit les Français à être prudents en matière de placements.

L'annonce des résultats de la croissance du premier trimestre, d'ici quelques jours, permettra de juger du niveau du ralentissement auquel est confronté la France. Un résultat entre 0,2 et 0,4 % serait une divine surprise. Un résultat autour de 0 est certainement plus probable. Le recul du PIB qui ne marquerait pas l'entrée en récession car il faut deux trimestres, sera évidemment en pleine campagne législative source de débats sur les mesures à prendre et sur la nécessité de faire pression sur les autorités européennes et la BCE qui a rejeté l'idée d'une baisse de ses taux directeurs tout en admettant que la situation économique se dégradait dangereusement.

La situation grecque pourrait se tendre à nouveau en fonction des résultats de la coalition au pouvoir et du score de l'extrême droite.

Il est fort probable que les tensions sur les marchés financiers risquent de s’accroître dans les prochaines semaines.

vendredi 4 mai 2012

La baisse du crédit à l'habitat se confirme


Selon l'Observatoire du financement des marchés résidentiels Crédit Logement-CSA, la chute des crédits immobiliers est confirmée. avec une contraction de de 30,8% par rapport au trimestre précédent et de 26,1% par rapport au premier trimestre 2011.

ce recul s'explique par la suppression du prêt à taux zéro sur l'ancien, l'évolution du Scellier, le durcissement des conditions d'accès au crédit et par la crise qui incite les acheteurs à reporter leur investissement immobilier.

les ménages les plus modestes et les plus jeunes sont les premiers concernés pat ce recul. La part des emprunteurs de moins de 35 ans est tombée à 47,9 %, contre 52,4 % en 2009. Les ménages gagnant moins de deux Smic ne représentent plus que 14,5% des emprunteurs, contre 15,8% en 2009.

Les taux restent stables et n'expliquent pas la diminution. En effet, le taux moyen des crédits reste stable à 3,92% au premier trimestre. La durée moyenne des crédits baisse encore à 212 mois, contre 215 début 2011.

Le marché des prêts devrait atteindre entre 120 et 125 milliards d'euros après 160 milliards d'euros en 2011, soit une baisse de 20%. Le volume a atteint 32 milliards d'euros au premier trimestre.

Le taux de créances douteuses est estimé à 1 % contre 8 % en Espagne.

Pourquoi le taux de l'OAT à 10 ans baisse à la veille du second tour ?


La dernière émission avant le second tour de l'élection présidentielle s'est achevée avec un taux de 2,81 % pour l'OAT à 10 ans Des titres ont même été placés à 2,85 % contre 3,29 % au mois de janvier. L'écart avec l'Allemagne s'est réduit. Le 3 mai, le taux allemand sur les titres à 10 ans était de 1,612 %. Il y a 120 points de base entre les deux taux. Malgré les tensions électorales, la France reste pour le moment dans une situation relativement confortable. Les investisseurs n'ont guère le choix pour placer leurs importantes liquidités que de se tourner vers les deux grands pays de la zone euro, la France et l'Allemagne. Il y a une prime aux grands marchés obligataires qui ne souffrent pas d'un risque élevé. Aujourd'hui, les banques acquièrent de plus en plus de titres de leurs pays après les opérations de refinancement de a BCE (1000 milliards d'euros de repos), la seule diversification possible reste bien souvent en zone euro, la France et l’Allemagne. Le respect du calendrier d’assainissement des finances publiques avec un déficit ramené à 5,2 % du PIB rassure les investisseurs. Pour l'Etat, le maintien d'un taux faible est crucial car une augmentation d'un point générerait un surcoût de plusieurs milliards d'euros en ce qui concerne le service de la dette.

jeudi 3 mai 2012

Conjoncture : un léger mieux pour l'industrie en février


Au mois de février, selon l'INSEE,  le chiffre d’affaires des entreprises de l’industrie manufacturière a progressé de 0,8 %. Pour l’ensemble de l’industrie, le chiffre d’affaires est également en hausse en février (+1,1 %).


Cette hausse est imputable aux  matériels de transport progresse en février (+2,5 %) et également grâce aux matériels de transport (+5,5 %). 


L'industrie automobile a enregistré une légère augmentation de 0,6 point. 


Il faut souligner que le chiffre d’affaires des industries agricoles et alimentaires a augmenté de 2,4 %. L’industrie pharmaceutique a connu une vive progression avec +6,5 %.

A quoi sert l'épargne des Français ?


L'épargne financière des Français s'élève à 3800 milliards d'euros sur un patrimoine d'environ 10 000 milliards d'euros.

L'assurance-vie pèse 1380 milliards d'euros et sert à hauteur de 435 milliards d'euros au financement de l'économie nationale (entreprises), à 490 milliards d'euros au financement de l'économie de la zone euro, à 223 milliards d'euros au financement de l'Etat français t à 232 milliards d'euros au financement des autres Etats européens.

Les placements sur les marchés financiers (OPCVM, actions, obligations...) s’élèvent à 950 milliards d'euros et financent l'économie française.

Les livrets réglementés (Livret A, livret d’épargne populaire, Livret jeune, LDD...) s'élèvent à 356 milliards d'euros qui financent à hauteur de 115 milliards d'euros le logement, à hauteur de 108 milliards d'euros l'Etat et à 133 milliards d'euros l'économie française.

Enfin, l'épargne bancaire (comptes courants, comptes à terme...) atteint 870 milliards d'euros qui financent essentiellement l'économie (entreprises, banques...).

L'actualité économique et financière


Les équipes de generali Investments analysent les dernières évolutions de l'économie et des marchés financiers à travers leur lettre hebdomadaire.

Reprise de souffle sur les marchés. Les différentes bourses réagissent voire sur-réagissent aux indicateurs économiques dans un contexte de manque de repères et d’incertitude. Les investisseurs ont choisi : le verre est à moitié plein et les marchés ont fini sur une note positive. La dégradation de deux crans de la note de l’économie espagnole et le ralentissement de la croissance américaine n’ont pas entaché le regain d’optimisme. Les marchés ont ainsi salué l'amélioration surprise de la confiance des consommateurs aux Etats-Unis et le succès de l'émission obligataire italienne en termes de volumes collectés. Les bons résultats des entreprises ont été le catalyseur du rebond des indices de Wall Street et de Paris, pour la première fois depuis plusieurs semaines. Cette semaine, les investisseurs scruteront avec la plus grande attention les voyants de l’économie mondiale. Ils observeront, l’évolution de l’emploi américain, l’évolution de la croissance dans la zone euro avec pour l’instant huit pays en récession mais aussi l’activité industrielle en Chine après la baisse de régime de la croissance chinoise.

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mercredi 2 mai 2012

le Trésor est au rapport


Est-ce la proximité des élections ou le goût immodéré de la France pour les rapports, la direction du Trésor vient de publier le sien. Le Trésor est au coeur du système public. Des négociations internationales en passant par l'épargne et l'assurance-vie, les participations de l'Etat dans les entreprises, les financements aux banques, aux PME... le Trésor est incontournable. Ce rapport permet de dresser le bilan des actions de cette direction en 2011.

Consulter le rapport  

Le Fonds de Réserve des Retraites pointe en 13ème position dans le classement européen des fonds de pension



Avec 31 milliards d'euros d'actifs, le Fonds de réserve des retraites (FRR) est en taille le 13ème fonds de pension européens loin derrière le Norway Government Pension Fund Global qui gère 377 milliards d'euros. Arrivent ensuite ABP (Pays-Bas, fonds de pension des fonctionnaires) avec 239 milliards d'euros, Pensionfonds Zorgen Welzin (Pays-Bas) avec 102 milliards d'euros.

Les fonds de pension européens sont des acteurs importants du marché actions avec une allocation qui peut atteindre 60 % actions/40 % obligations.

Le FRR est géré comme un fonds de pension. Il a été créé par Lionel Jospin et est destiné à l'amortissement de la dette sociale depuis la loi sur les retraites de 2010.

mardi 1 mai 2012

Etats-Unis, doutes sur la croissance


Les Etats-Unis sont également entrés en période préélectorale et l'économie commence à en sentir les effets. Même si les coupes budgétaires les plus fortes sont attendues en 2013, certaines non reconductions de mesures fiscales ont un impact sur l'activité.

Les ménages américains se montrent plus prudents , les dépenses des ménages ont progressé, en effet, de 0,3% en mars après une hausse de 0,8% en février selon des statistiques publiées lundi par le Département du commerce. Les experts s'attendaient à une progression de 0,4%. Certes, les revenus des ménages aux Etats-Unis ont augmenté de 0,4% sur le mois de mars contre une progression attendue de 0,3%. Ils avaient progressé de 0,2% en février. Le taux d'épargne des ménages américains s'élève à 3,8% en mars, contre 3,7% le mois précédent.

Il n'y a pas de réel sujet d'inquiétude et le taux de croissance du premier trimestre devrait être en phase avec les prévisions voire légèrement supérieur. Néanmoins, certains anticipent une nouvelle action de la Banque centrale avec à la clef un troisième quantative easing.

La lettre du Cercle des Epargnants - mai 2012


Au sommaire de la lettre N°70 du Cercle des Epargnants
  • L'édito de Philippe Crevel
  • L'épargne dans tous ses états
  • La France face à sa démographie
  • Le système de retraite à la recherche de la bonne équation
  • Le coin fiscal ne s'améliore pas

Lire la lettre N°70 du mois de mai 2012  

lundi 30 avril 2012

Les livrets ont toujours la côte


Les résultats à fin mars de l'évolution de la masse monétaire (M3) témoigne de l'intérêt toujours marqué des Français pour les livrets. La recherche de placements à court terme, sans risque, reste la dominante comme le montre les rachats nets sur l'assurance-vie au mois de mars.

Le taux de croissance annuel de la « contribution française à M3 » a été de 4,6 % contre 3,5 % en février. Les dépôts à vue ont enregistré une moindre croissance qui demeure néanmoins forte, 7,2 %, après 7,9 %. Les comptes sur livrets continuent à engranger des sommes importantes avec une progression de 8,5 % en rythme trimestriel annualisé contre 7,7 % le mois précédent.

L’encours des instruments négociables se contracte moins rapidement que les mois précédents avec un recul de 1,5 % contre - 6,7 % en février. Les titres d’OPCVM monétaires ont diminué de 2,2 % contre - 4,9 % en février. Il faut souligner que l’évolution récente de l’encours de titres d’OPCVM monétaires est positive (+ 4,0 % en taux de croissance trimestriel cvs annualisé. (résultats Banque de France)

L'endettement de la France à fin 2011


Selon les résultats publiés le 30 avril par la Banque de France, le taux d'endettement demeure stable pour les ménages, en diminution pour les sociétés non financières et en progression pour les administrations publiques.

Ainsi, au quatrième trimestre 2011, le taux d'endettement des ménages s'élève à 55,1 %du PIB et à 80,1 % du du revenu disponible brut. Le ratio de dette des SNF diminue en proportion du PIB en passant à 65,9% après 66,4% et de la valeur ajoutée en passant à 130,5%, après 131,6%. En revanche, le ratio de Maastricht d'endettement des administrations publiques progresse légèrement par rapport au troisième trimestre 2011 en passant à 85,8% du PIB contre 85,5%.

dimanche 29 avril 2012

Face à la dégradation de la conjoncture, la BCE va-t-elle baisser ses taux ?


Si le début de l'année avait déjoué les pronostics, la publication des indices de conjoncture en zone euro témoigne que le rebond n'est pas pour demain. La situation conjoncturelle de Italie, troisième économie de la zone euro et de l'Espagne se dégradent au point de renouer avec les niveaux économiques de la Grande Récession de l’hiver 2008-2009. L’Europe est contrainte de modifier son discours. Après avoir exigé l'assainissement des finances publiques, elle envisage de dynamiser l'activité. La Commission a ainsi proposé une augmentation non négligeable du budget de l’Union (+138 milliards d’euros en 2013). Les fonds structurels feraient l'objet d'abondements ce que demandent depuis des mois les pays qui subissent une récession. Le président de la BCE, Mario Draghi, a également pris parti en faveur de la croissance en demandant aux gouvernements à signer un « pacte de croissance », sans plus de précision néanmoins. Certains espèrent que la BCE passera de la parole aux actes le 3 mai, avec une baisse des taux qui pourrait être annoncée dans le cadre de la réunion du Conseil des gouverneurs. Le passage de 1 à 0,75 % du taux directeur constituerait une réponse au ralentissement économique même si l'arme des taux n'est pas d'une efficacité totale.

France Info : Question d'Argent


Comme chaque semaine, l'émission "Question d'Argent" de France Info permet de faire le point sur plusieurs sujets concernant vos finances, votre épargne et vos droits en matière d'assurances... Cette semaine est consacrée au prêt à taux zéro et à Aéras...

samedi 28 avril 2012

Le crédit à la consommation n'a plus la côte


En 2011, le crédit à la consommation a enregistré une baisse de 0.4% (après 2.1% en 2010). Depuis 2007, le recul atteint 14 %. Cette baisse s'établit sur fond de stagnation de la consommation. Elle intervient au moment où les Français augmentent leur effort d'épargne. En période de crise, les Français ne veulent pas s'engager sur des crédits à la consommation. Il faut signaler que la France est un pays dont la population a un faible recours à de tels crédits. La progression de l'endettement immobilier réduit par ailleurs les capacités des ménages à s'endetter à court terme. Les mises en garde contre les dangers des crédits à la consommation ont pu également jouer.

Les nouveaux prêts de crédit renouvelable ont porté sur 13.5 milliards d’€ soit un recul de 6.1% sur un an. Les prêts personnels ont, en revanche, augmenté de 8.4% pour s'établir à 11.4 milliards d’€, mais en net ralentissement par rapport à 2010 qui avait enregistré une hausse de 18.2%.

Les prêts avec financement affecté ont connu une repli avec la répartition suivante :


  • Bien d’équipement du foyer, -6.8% à 3 milliards d’€. 
  • Voitures particulière neuves, + 2.1 % à 6.3 milliards d’€.
  • Voitures particulière d’occasion, -2.1 % à 2.8 milliards d’€.

vendredi 27 avril 2012

Quatre minutes d'économie en vidéo

Le service "études économiques" d'une grande banque revient sur l'oublié de la campagne, la dette et le service de la dette à travers une vidéo de quatre minutes.

Consulter la vidéo

Les fonds souverains, toujours plus hauts ...


Les fonds souverains, en ce mois d'avril, gèrent plus de 5000 milliards de dollarsd'actifs. Le premier fonds demeure celui d'Abu Dhabi, l'Abu Dhabi Investment Authority, avec 627 milliards de dollars. Juste derrière, il y a le Government Pension Fund Global de Norvège avec 611 milliards de dollars et Save Investment Compagny chinois qui gère 567,9 milliards de dollars. De son côté, le China Investment Corporation dispose de 490 milliards de dollars d'actifs. Les trois fonds souverains chinois gèrent plus de 1200 milliards de dollars d'actifs.

Coup de pompe pour la consommation après le coup de froid de février


La consommation des ménages a reculé de 2,9 points au mois de mars. Néanmoins sur le premier trimestre, elle demeure en légère hausse avec un gain de 0,2 % selon les résultats de l'INSEE annoncés le 27 avril.

Au mois de février, la progression avait atteint 2,9 % quand au dernier trimestre la consommation avait augmenté de 0,3 %.

Cette diminution s'explique par le fait que les Français ont réduit leurs dépenses énergétiques. Ces dépenses avaient augmenté en février en raison des prix et la vague de froid. La consommation des biens fabriqués enregistre une hausse de 0,3 % et les dépenses de biens durables de 1,5 %.

Malgré une augmentation au mois de mars de 2,3 % les dépenses en automobiles baissent sur l’ensemble du premier trimestre (–5,6 %, après +4,4 %). La crise du marché de l'automobile est réelle et s'accompagne de surcapacités notoires en Europe. Le prochain gouvernement sera confronté à une situation très délicate car les restructurations dans ce secteur sont inévitables.

Les dépenses d'équipement du logement augmentent légèrement en mars (+0,2 % après -0,6 % en février) mais diminuent sur le trimestre (–0,9 %, après +1,3 %).

La consommation de textile-cuir diminue en mars (–2,5 %) et enregistre un recul de 0,8 % sur le premier trimestre (après +1,5 %).

jeudi 26 avril 2012

Après le pic, la baisse de l'immobilier (France et Etats-Unis)


La baisse de l'immobilier est liée tout à la fois à la réduction du crédit bancaire et à la mise en vente rapide d'un grand nombre de logements avant l'entrée en vigueur le 1er février dernier du nouveau régime fiscal des plus-values.

Les statistiques des notaires de Paris-Il de France font état une baisse trimestrielle de 0,9% à fin février sur la capitale. Cette baisse devrait se poursuivre dans les prochains mois au regard des promesses d'achat enregistrées. Par rapport au pic de 8.380 euros le mètre carré, enregistré en novembre 2011, le prix devrait s'établir à 8100 euros.

Ce processus est lié à la chute de 30 % des crédits immobiliers et fait suite à une accélération des ventes. 10.300 transactions ont été ainsi signées entre début décembre 2011 et fin février 2012, soit une hausse de 21 % par rapport à décembre 2010 et février 2011. 5.348 ventes ont été signées durant le seul mois de janvier, soit un nombre record sur 10 ans. Les vendeurs ont souhaité sans nul doute échappé au nouveau régime fiscal des plus-values.

Outre-atlantique, la situation reste tendue. Les prix de l'immobilier ont baissé de 30 % depuis leur point haut de 2006. Le stock d'invendus reste supérieur à 3 millions et 7,5 millions de familles américaines peuvent faire l'objet de saisies. L'administration américaine essaie de réduire l'offre et de peser sur les loyers en ne mettant pas sur le marché les logements détenus par Fanny Mae et Freddie Mac. Ces logements sont affectés en priorité au parc locatif.

La lettre mensuelle de Generali Investements sur les marchés financiers


La lettre du mois d'avril de Generali Investments sur les marchés financiers est publiée.

Depuis le début de l’année, l’environnement financier s’était significativement amélioré mais les risques n’ayant pas totalement disparu, un regain de tensions s’est matérialisé depuis plusieurs semaines. Les difficultés espagnoles et la fin de la « période de grâce » liée aux deux opérations de refinancement bancaire à long terme de la BCE ont remis au centre de l’attention des investisseurs les défis majeurs qui attendent les pays périphériques. En effet, la crise de la Zone Euro ne s'est pas terminée avec la restructuration de la dette grecque. Comme l’atteste la révision de l’objectif de déficit public de l’Espagne pour 2012 de 4,4% à 5,3%, la Zone Euro a encore besoin de temps pour résoudre ses difficultés : la stratégie de réduction des déficits publics en Espagne et en Italie coûte très cher à la croissance et ces deux pays vont vraisemblablement rester en récession toute l’année. Parmi les grands pays, l’Espagne est incontestablement confrontée à la situation économique la plus dégradée, ce qui complique l’assainissement du secteur bancaire et la réduction des déficits. En Italie, la confiance des industriels se redresse depuis cinq mois, ce qu’il est convenu d’attribuer à un « effet Monti » du nom du successeur de S. Berlusconi à la tête du gouvernement. Le gouvernement italien a prévu une aggravation de la récession pour 2012 et retardé ses prévisions de retour à l'équilibre budgétaire, estimant que « malgré les progrès accomplis, il reste encore beaucoup à faire ». Principal problème auquel ces pays font face (mais c’est également le cas, entre autres de la Grèce, du Portugal et de la France) : le déséquilibre extérieur, qui ne peut pas être corrigé par le taux de change. Le soutien à la croissance revient au centre des débats, mais cela nécessitera de favoriser la compétitivité et l’investissement, ce qui prendra du temps. Quelques avancées sur les mécanismes de soutien européens (MSE/FESF) ont été réalisées et la BCE a montré qu’elle était prête à intervenir en cas de risque sur la stabilité du système financier mais les tensions risquent de persister dans les mois qui viennent avec ces problèmes de fond non réglés. En outre, l’agenda européen est chargé (élections grecques, élections françaises, votes aux parlements) et les nouvelles macroéconomiques dans les pays fragiles devraient rester décevantes. Aux Etats-Unis, les signaux manquent de cohérence mais restent dans l’ensemble positifs. Le point central est l’amélioration des conditions d’emploi, malgré quelques doutes apparus récemment (créations de postes en repli au mois de mars). L’économie américaine reste en croissance au voisinage de 2-2,5% l’an, c'est-à-dire dans une zone de vulnérabilité aux chocs. Un moindre expansionnisme budgétaire se dessine à l’horizon 2013 mais la Fed se tient prête à agir en cas de ralentissement de l’économie vers une dynamique jugée insuffisante. De son côté, la Chine a affiché début 2012 sa croissance trimestrielle la plus faible en près de trois ans et le gouvernement a ramené son objectif de croissance annuelle à 7,5%, contre 8% précédemment. Les raisons sont diverses : un affaiblissement de la demande extérieure, une modération de la demande intérieure et des difficultés dans le secteur immobilier, notamment. Au-delà de ces inquiétudes macroéconomiques, quelques doutes sont apparus début 2012 au sujet du pétrole, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues (Syrie, Iran, Nigéria). L’incertitude pétrolière n’est heureusement, à ce stade, pas assez intense pour faire rechuter la croissance mondiale attendue et faire craindre un choc inflationniste comme début 2011. Pour conclure, la prudence reste de mise, surtout en Europe, où les progrès accomplis en matière de stabilisation demandent à être confirmés, ne serait-ce que dans la durée, pour convaincre de la capacité de la Zone Euro, et surtout celle de ses membres les plus fragiles (Espagne, Italie), à renouer avec la croissance.

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Défaillances d'entreprise, rien d'extraordinaire, rien de dramatique


L'INSEE vient de communiquer les résultats sur les jugements d'ouverture de procédures de défaillances d'entreprises rendus en novembre 2011 et dont les annonces sont publiées jusqu'en février 2012.

Les défaillances d'entreprises jugées au cours du mois de novembre 2011 sont en progression de 1,7 % par rapport au mois d’octobre 2011 en données corrigées des variations saisonnières (CVS) et du nombre de jours ouvrables (CJO).

Sur les trois, septembre, octobre et novembre, la progression est de 0,2 %. Le nombre de défaillances jugées au cours des douze derniers mois est en baisse par rapport aux douze mois précédents (–1,4 %).

Il sera intéressant de suivre les résultats de décembre et de janvier, mois qui ont été marqués par un net ralentissement de l'activité.

L'épargne salariale à l'honneur sur France Info

France Info a consacré une de ses rubriques de "Tout Info, tout éco" à l'actionnariat salarié après la publication des résultats de 2011 et au moment où débutent les négociations sur le sujet au sein des entreprises. Selon l’Association Française de la Gestion Financière, le nombre d’entreprises qui ont offert ce dispositif à leur personnel en 2011 a progressé de 7% par rapport à 2010 (essentiellement des PME-PMI). De leur côté, les salariés ont versé l’an dernier plus de 16 milliards d’euros sur leurs plans d’épargne salariale, soit… 20% de plus qu’en 2010.

mercredi 25 avril 2012

Les prélèvements fiscaux et sociaux sur les salaires augmentent au sein de l'OCDE


L'OCDE vient de rendre publique son étude relative aux prélèvements sur les salaires. Le constat est que dans la très grande majorité des pays de l'OCDE, la tendance est à l'augmentation des prélèvements sur les salaires avec une nette préférence pour l'impôt sur le revenu. la mode de la remise en cause des niches est générale.

Les Etats-Unis se sont distingués avec une baisse de 0,93 % en relation avec le soutien à l'activité décidé par le gouvernement fédéral. Le canal utilisé a été outre-atlantique la baisse des charges sociales.

En France comme en Allemagne, le coin fiscal et social a augmenté. Il est de 49,8 % en Allemagne contre 49,4 % en France. Le taux record est détenu par la Belgique avec 55,5 %.

Le prélèvement moyen d’impôts et de cotisations sociales sur les revenus du travail a augmenté dans 26 des 34 pays de l’OCDE en 2011. Les plus fortes hausses ont été enregistrées en Irlande, au Luxembourg, au Portugal et en République slovaque.

En Hongrie, ce sont les salariés célibataires sans enfant disposant d’un revenu moyen qui ont subi la plus forte augmentation du coin fiscal alors que celui-ci a diminué pour les familles ayant des enfants.

Dans la plupart des pays, l’augmentation de la charge fiscale globale a été due à l’impôt sur le revenu des personnes physiques plutôt qu’à un accroissement des cotisations de sécurité sociale. Seuls cinq pays ont relevé les taux légaux d’imposition applicables au salaire moyen.

voir la note de l'OCDE

mardi 24 avril 2012

La lettre économique et financière de Generali Investments


Comme chaque semaine, les équipes de Generali Investements décrypte l'actualité économique et financière dans leur lettre.

La volatilité des marchés a été entretenue cette semaine notamment par les inquiétudes autour de l’Espagne et l’approche de l’élection présidentielle française, qui a rendu les investisseurs très perméables aux rumeurs. Un rebond s’était dessiné en début de semaine sous l’effet d’indicateurs économiques meilleurs que prévu, avec l’amélioration du moral des investisseurs allemands et une augmentation des ventes au détail aux Etats-Unis. Puis, un léger relèvement des prévisions du FMI pour la croissance mondiale a soutenu la tendance. Pour 2012, elle devrait se chiffrer à +3,5 % (soit 0,2 point de plus que prévu) et à 4,1 % en 2013 (0,1 point de plus). Etats-Unis, Europe, pays émergents, Japon… toutes les régions ont vu leurs projections relevées par rapport à celles qui avaient été établies en début d’année. Par la suite, la défiance vis-à-vis des pays européens les plus endettés est revenue sur le devant de la scène : perspectives moroses pour l’économie italienne, rumeurs de nouvel abaissement de la note de la France et créances douteuses au plus haut depuis près de vingt ans pour les banques espagnoles. Le Trésor espagnol a réussi à lever, cette semaine, 2,5 milliards d’euros, le montant escompté mais avec des rendements demandés en hausses. Les marchés continueront d’être fébriles tant que la récession ne s’affaiblira pas et que les objectifs de réduction budgétaire ne seront pas stabilisés, même si l’Espagne a déjà levé quasiment la moitié de son programme annuel. En fin de semaine, la tendance était hésitante avant un agenda chargé durant le week-end, notamment une réunion du FMI, qui attendait de connaître les intentions des ministres des finances du G20, réunis à Washington, sur la question de l’augmentation de ses ressources.

Lire la lettre

Les ménages français veulent épargner.


Toujours très loin du niveau atteint en 2007 avant la Grande Récession, le moral des Français s'est néanmoins stabilisé selon l'INSEE au mois d'avril 2012. L’indicateur qui la synthétise gagne 1 point par rapport à mars. Depuis le mois de novembre, la hausse atteint 7 points.

Il faut souligner que les ménages sont nettement plus nombreux qu’au mois de mars mars à considérer qu’il est opportun d’épargner (+11 points). Ce solde correspondant atteint ainsi son plus haut niveau depuis octobre 2007. L’opinion des ménages sur leur capacité à épargner dans les mois à venir progresse : le solde correspondant augmente de 4 points, dépassant ainsi légèrement sa moyenne de longue période. Leur opinion sur leur capacité d’épargne actuelle est quasi stable (+1 point.

Cette tentation de l'épargne témoigne tout à la fois d'un retour d'espoir en termes de revenus mais aussi de la nécessité de se protéger face aux aléas économiques et face aux éventuelles augmentations d'impôt.

En revanche, les ménages considèrent qu’il est un peu moins opportun de faire des achats importants (–1 point).

Le Livret A continue sur sa lancée

La collecte nette du Livret A a progressé de 1,28 milliard d'euros au mois de mars. Son encours s'élève désormais à 224 milliards d'euros selon la Caisse des dépôts et Consignations.

Au mois de février, la collecte nette du Livret A s’était élevé à 1,93 milliard d’euros après 3,96 milliards en janvier. Sur le premier trimestre, la collecte nette a été de 7,17 milliards d'euros. Il est à noter que la collecte nette baisse de mois en mois. La légère reprise de la collecte de l'assurance-vie peut expliquer cette évolution tout comme la stagnation du pouvoir d'achat des Français.

La collecte nette de plus de 7 milliards d'euros en trois mois intervient dans un contexte attentiste. Les éventuelles modifications fiscales attendues après la présidentielle incite les épargnants à opter pour un produit court. Les incertitudes économiques pèsent également sur les choix des ménages.

Il est à noter que le taux du Livret A restera à 2,25 % soit un taux inférieur à l'inflation.

lundi 23 avril 2012

Faut-il renationaliser la dette publique ?


En 1999, la dette publique française était détenue à 28 % par les non-résidents avant d'atteindre 68,4 % en 2009. ce taux est revenu à 65,4 % en 2011. Cette internationalisation que la mise en oeuvre de l'euro a facilité a permis à l'Etat de s'endetter à faibles coûts. Elle répondait à la nécessité pour les investisseurs institutionnels comme les compagnies d’assurances de diversifier leurs placements. Tous les grands pays ont connu la même évolution; La part des non-résidents dans la dette publique est passée de 50 à 71 % en Allemagne, de 18 à 32 % aux Etats-Unis de 1999 à 2011. Seul le Japon fait exception avec un taux qui est passé de 7,2 à 5,2 %.

En France, en Italie et en Espagne, le taux de possession de la dette publique par les non-résidents baisse légèrement depuis 2009 du fait des risques encourus sur les titres de ces pays. A la différence, ce taux progresse en Allemagne. Les banques et les assureurs réduisent leur portefeuille de titres publics des pays jugés à risques.

Les pays d'Europe du Nord avaient consacré une part croissante de leurs excédents commerciaux au financement de la dette des pays importateurs et déficitaires. Actuellement, il y a un ralentissement de ces flux d'actifs entre le Nord et le Sud.

La captation croissante de l'épargne nationale pour financer la dette pénalise les épargnants en terme de rendements. Elle risque de freiner la croissance surtout si les pays concernés n'arrivent pas à rééquilibrer leur commerce extérieur.

Il faut signaler que l'Italie rétablit sa balance commerciale ce qui lui donnerait des marges de manœuvre supplémentaires pour gérer sa dette publique à la différence de la France.

dimanche 22 avril 2012

L'épargne des Français, un magot enjeu de toutes les convoitises


L’Etat n’a plus les moyens de sa politique. Les marges de manœuvre budgétaires sont nulles voire négatives, les ressources fiscales, rares, serviront à réduire le déficit. En outre, toute augmentation des prélèvements pèse sur la croissance. De ce fait, la tentation est grande de vouloir jouer sur l’épargne des Français tant pour faciliter l’assainissement des comptes publics que pour orienter la politique économique de la nation.
BR> Ainsi, l’épargne nationale pourrait être appelées à la rescousse pour financer la dette, le logement, les PME, l’industrie.

Fin 2011, la dette française est détenue à 65,4% par des "non-résidents", une des proportions les plus élevées de l'Union européenne. Ce taux est en baisse car il atteignait 71 % fin 2010. Cette diminution traduit le financement de plus en plus national des dettes publiques de la zone euro qui auparavant était très internationalisé.
BR> Le recours à l’épargne financières des Français qui est de plus de 3500 milliards d’euros et dont le taux d’épargne est de 7,4 % (le taux de 16,8 % comprend le remboursement en capital des emprunts immobiliers) constitue un enjeu pour l’après présidentiel.

Jusqu’à maintenant, du fait des faibles taux d’intérêt dont bénéficie la France (autour de 3 points), il n’y avait, à la différence de l’Italie, aucun avantage à mobiliser activement l’épargne des Français en recourant à des emprunts publics qui sont coûteux à réaliser. L’idée caressée par certains est de mobiliser l’argent de l’assurance-vie en faveur de l’Etat.

Les pouvoirs publics pourraient également créer un emprunt obligatoire avec remboursement étalé sur de nombreuses années. Il y aurait également la possibilité d’émettre des bons perpétuels rémunérés comme le Livret A. Ces titres qui ne seraient pas remboursés permettraient de financer la dette à très long terme avec des taux de court terme. Il s’agirait dans les faits d’impôts déguisés ou d’emprunts forcés.

L’augmentation du plafond du Livret A viserait à orienter l’épargne des Français vers le financement du logement social. Cela aurait inconvénient majeur de déplacer de l’épargne longue vers de l’épargne courte. Il en est de même avec la création d’un Livret industrie. Il serait plus logique de faciliter le financement long assis sur des ressources longues.

Dans le cadre d’un assainissement des finances publiques incontournable, le nouveau Gouvernement souhaitera une baisse du taux de l’épargne afin de maintenir le niveau de la consommation. Mais, une baisse du taux d’épargne ne se décrète pas. Les Français pourraient, au contraire, augmenter leur effort d’épargne dans la perspective des augmentations d’impôt à venir, des risques d’aggravation de la situation économique ou afin de reconstituer leur patrimoine en cas de baisse de la valeur des actifs.

samedi 21 avril 2012

Stabilité des commandes industrielles au mois de février


Selon l'INSEE, au mois de février 2012, les commandes industrielles n'ont progressé que de 0,1 % (hors matériels de transport mais y compris automobile). Elles avaient augmenté de 0,8 % en janvier. En revanche, les commandes à l’exportation diminuent de 1,5 %. Le commerce international connait depuis le début d'année un ralentissement en relation notamment avec la diminution du crédit à l'exportation.

Au cours des trois derniers mois, les commandes industrielles ont néanmoins augmenter de 1,2 %

Au cours des trois derniers mois, les commandes sont en forte hausse dans l’automobile (+7,5 %) et sont quasi stables dans les « autres industries ». Elles baissent dans les équipements électriques, électroniques, informatiques et autres machines (-1,6 %). Sur cette même période, les commandes en provenance de l’étranger sont en hausse (+3,1 %).

vendredi 20 avril 2012

L'assurance-vie à la cape pour raisons électorales


L'assurance-vie a enregistré une décollecte nette de 1,2 milliard d'euros au mois de mars, selon un communiqué de la FFSA et du GEMA publié jeudi. Depuis le mois de janvier, les retraits ont été supérieurs de deux milliards aux versements.

Depuis le début du mois d'août 2011, la décollecte nette atteint 12,5 milliards d'euros.

Le processus de rachats a poursuivi son ralentissement avec une hausse de 9,3 % sur un an. En revanche, les cotisations ont enregistré une baisse de 23 % sur un an.

Ce recul est imputable aux incertitudes fiscales pesant sur l'assurance-vie. Les Français préfèrent attendre avant de placer leur argent à long terme. Ils préfèrent des produits liquides même s'ils sont plus fiscalisés et moins rémunérateurs.

jeudi 19 avril 2012

L'épargne viendra-t-elle en aide à la croissance ?

Dans une période d'assainissement des comptes publics, les gouvernements espèrent que le taux baissera afin de favoriser le maintien de la consommation; La réduction des déficits a pour conséquences une réduction des dépenses publiques ce qui pèse sur l'activité et une augmentation des recettes fiscales qui amputent les capacités de consommation des acteurs économiques.

De ce fait, même si cela peut nuire à l'investissement et au placement des titres publics, les pouvoirs publics espèrent que les ménages vont diminuer leur taux d'épargne.

Plusieurs facteurs peuvent empêcher cette baisse.


  • Le vieillissement de la population favorise l'épargne d'autant plus que les régimes de retraite par répartition seront moins généreux. 
  •  La hausse de la pression fiscale incite les ménages à accroître leur effort d'épargne. les menaces de chômage conduit également les actifs à augmenter leur épargne de précaution. 
  •  Les augmentations fiscales sur les revenus de l'épargne ou le patrimoine aboutissent dans un premier temps à un recul puis dans un second temps par effet de reconstitution à une augmentation.

Prévoyance et forfait social


Les contributions patronales de prévoyance complémentaire sont désormais assujetties au forfait social depuis son passage au taux de 8 %. Il remplace depuis le 1er janvier 2012 l’ancienne taxe prévoyance de 8 % mais les règles d'application diffèrent légèrement.
BR> Les contributions concernées par le forfait social sont les contributions patronales de prévoyance versées au bénéfice des salariés, des anciens salariés et des ayant-droits répondant aux deux conditions cumulatives suivantes : être soumises à CSG-CRDS et exonérées de cotisations sociales.

L'exonération de cotisations concerne les contributions patronales de prévoyance complémentaire qui répondent aux exigences posées par l’article L 242-1 alinéa 6 et 8 du CSS, et le cas échéant par l’article L 871-1 du même code, édictant les règles des contrats dit « responsables ».

Les contributions, exonérées dans certaines limites, financent des prestations complémentaires à celles offertes par les régimes de base, être mises en place selon une procédure déterminée, et revêtir un caractère collectif et obligatoire.

Celles qui entrent dans l’assiette des cotisations de sécurité sociale (pour partie si elles dépassent la limite d’exonération ou pour l’intégralité de leur montant si le régime de prévoyance ne satisfait pas aux conditions requises pour en être exonéré) ne supportent pas le forfait social quand bien même elles étaient assujetties à la taxe de 8 %.

mercredi 18 avril 2012

Le FMI revoit la croissance en hausse mais appelle à la recapitalisation des banques euroépéennes


Le FMI a publié une série de rapports dont celui sur la conjoncture mondiale. L'institution gouvernementale prévoit que la croissance de l'économie mondiale devrait passer de 4 à 3,5 % de 2011 à 1012. ce ralentissement est imputable à la faiblesse de la croissance des pays de la zone euro. La croissance attendue pour les pays  dits avancés serait de 1,5 % en 2012 et de 2 % en é013. La zone euro n'échapperait pas à une récession du fait des problèmes de l'Espagne et de l'Italie.

Dans les pays émergents, la croissance devrait s'établir à 5,75 % en 2012 contre 6,25 % en 2011 avent de passer à 6 % en 2013.

le taux de croissance de la France a été revue à la hausse à 0,5 % contre 0,3 % dans les premières projections.  de janvier. Le recul du PIB de la zone euro est fixé à 0,3 point de PIB en 2012.  le PIB augmenterait de 0,9 point en 2013. Pour les Etats-Unis, le taux de croissance serait de 2,1 % en 2012 et 2,4 % en 2013 avec un doute sur cette prévision du fait de la nécessité pour le prochain Président de mettre en oeuvre un plan d'assainissement.

L'Allemagne connaîtrait une croissance de 0,6 et de 1,5 % en 2012 et 2013. La Chine enregistrait une croissance de 8,2 et 8,8 %.

  Le FMI souligne par ailleurs que  les établissements européens devront réduire de 2000 milliards d'euros leur endettement d'ici à la fin 2013, ce qui reviendra à une réduction de près de 7% de leurs bilans. Le FMI précise que "l’impact sur l’offre de créditde la zone euro est estimé à environ 1,7 % de l’encours actuel. La compression du bilan de certaines banques est nécessaire car ni les marchés ni les instances de réglementation nepermettent d’entretenir un niveau élevé de levier financier et plusieurs activités ont cessé d’être viables. Cela étant, vu les conséquences que pourraient avoir des inversions de levier financier simultanées et de grande envergure, les instances de supervision doivent veiller à ceque les prix des actifs, l’offre de crédit et l’activité économique en Europe et ailleurs ne soient gravement touchées".

Lire le rapport du FMI

mardi 17 avril 2012

Le Perco tient la forme

Selon l'Association Française de gestion, l’encours du PERCO a atteint 5 milliards d’euros en fin d'année 2011 soit une augmentation de 25 %. le nombre d’entreprises équipées s'élève à 148.000, en hausse de 20 % et le nombre de salariés adhérents est de 964.000, en hausse de 39 %.
Le nombre de salariés couverts par un PERCO est de 3,4 millions.
Le flux de cotisation a atteint 1,4 milliard d'euros en hausse de 18 % provenant de :
  • la participation à hauteur de 23 %
  • de l'intéressement à hauteur de 16 %
  • des versements volontaires des salariés à hauteur de 21 %
  • des abondements des entreprises à hauteur de 40 %
Le montant des rachats s'est élevé à 240 millions d'euros. La collecte nette a donc été de 1,18 milliard d'euros. L'encours moyen par bénéficiaire a été de 5 187 euros et l'âge moyen est de 46 ans. L'AFG souligne que le plafond d’abondement est de 5 819 euros en 2012 contre 56 656 euros. La croissance de ce produit a été dopée par les modifications législatives intervenues dans le cadre de la réforme es retraites pour 2010. Ainsi,50 % de la participation sauf avis contraire du salarié est versée sur le PERCO. par ailleurs, les salariés peuvent verser 5 jours de RTT sur leur PERCO si l'entreprise ne s'est pas dotée de Compte épargne temps. Lire le communiqué de presse de l'AFG

A quoi ressemblent les nouvelles circonscriptions législatives ?

les 1à et 17 juins prochains sont programmées les élections législatives qui se dérouleront dans de nouvelles circonscriptions dont le découpage prend en compte les dernières évolutions démographiques. L'INSEE vient de mettre en ligne circonscription par circonscription la composition de la population en fonction de l'âge, du sexe, et des catégories socio-professionnelles. Il y est également fait mention du nombre de logements.

Consulter la base de l'INSEE

lundi 16 avril 2012

Ne fermez pas votre Plan d'Epargne Populaire !


Le Plan d'Epargne Populaire a été créé en 1990 mais n'est plus ouvert à la souscription depuis septembre 2003. Il a été remplacé par le Plan d'Epargne Retraite Populaire. Son encours est encore de 24,346 milliards d'euros malgré une décollecte nette de 2 milliards d'euros sur un an. En 2004, l'encours atteignait 46 milliards d'euros (source Banque de France). Le plafond de versement est de 92 000 euros. Du fait que tous les PEP ont plus de 8 ans, il y a exonération totale des revenus de ces PEP qui ne sont assujettis qu'aux prélèvements sociaux. Il y aurait encore environ deux millions de PEP.

Il est donc utile de conserver ce produit et d'essayer de le plafonner compte tenu de l'avantage fiscal dont il est assorti. Il est possible d'effectuer des retraits partiels sans que cela entraîne la clôture mais il n'est alors plus possible de faire de nouveaux versements.

Livret A, pas de revalorisation du rendement en vue

Le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a annoncé sur France Inter, vendredi 13 marsque le taux du Livret A devrait rester à 2,25 % à l'occasion de la prochaine révision du taux.

L'INSEE devrait annoncer un taux d'inflation à 2,3 % en base annuelle, mercredi ce qui aurait pu conduire à une remontée du taux du Livret A à 2,5 %.

En février, sur recommandation du gouverneur de la Banque de France, le taux n'avait pas été réévalué contrairement aux dispositions de la forme d'actualisation qui prévoit 0,25 point de plus que l'inflation.

Quelles sont les raisons qui motivent cette décision ?
  • L'inflation devrait reculer dans les prochains moins en liaison avec le ralentissement des prix. Les taux d'intérêt sont faibles  
  • il serait illogique que le rendement du Livret A, placement court, soit au même niveau que le rendement des placements longs 
  • Le logement social serait pénalisé par un rendement élevé et les organismes qui en ont la charge aurait avantage non pas à se financer par le Livret A mais par le marché.

Conjoncture, la Chine ralentit

Le taux de croissance de la Chine est revenu à 8,1 % au premier trimestre de cette année et le gouvernement chinois a ramené pour cette année son objectif de croissance à 7,5% pour 2012. Le taux de croissance évoluait au rythme de 10 % l'année dernière.

La Chine a pris acte que le premier marché commercial mondial, l'Europe, n'était pas sorti de la crise et que les tensions financières persistent. Le recul du commerce international est assez rapide mettant en difficulté la Chine.

La stratégie de recentrer la croissance chinoise sur la consommation intérieure exige du temps.

Il n'en demeure pas moins que l'économie chinoise reste encore essentiellement tirée par l'investissement. Les investissements en capital fixe ont ainsi atteint 4.786 milliards de yuans (576,8 milliards d'euros) pour les trois premiers mois de l'année, plus de trois fois plus que les ventes de détail.

samedi 14 avril 2012

Alain Madelin défend l'investissement à long terme

A l'occasion d'une rencontre organisée par la FFSA avec la fédération italienne de l'assurance sur le rôle de l'épargne longue, Alain Madelin a répondu à des questions de News Assurances. Il a pris parti en faveur d'une politique plus favorable à l'investissement afin d'alimenter une croissance plus forte et durable.

vendredi 13 avril 2012

Retour de la crise avec la chute des bourses et le retour des dettes souveraines à notre bon souvenir


Après dix semaines de hausses en début d’année, la bourse de Paris a enregistré quatre semaines consécutives de baisse avec une clôture en-dessous de 3 200 points le 12 avril 2012. Au milieu du mois de mars, le gain avait atteint 14 %. Il n’est plus aujourd’hui que de 0,9 %.

le retour des tensions financières

La Bourse de paris doit faire face au retour des tensions sur les dettes souveraines et sur les doutes sur la solidité du système financier espagnol.

Du fait du déficit plus élevé que prévu en Espagne en 2011 et de la demande du Gouvernement espagnol de revoir le programme de réduction des déficits, les marchés se sont rendus avec à la clef une augmentation des spreads. Les taux espagnols sont revenus autour de 6 %. Les banques espagnoles ont emprunté 316 milliards d’euros soit deux fois plus qu’au mois de janvier auprès de la BCE. Les titres publics espagnols ne sont acquis que par les banques espagnoles ce qui fragilise ce pays.

L’Italie est également concernée tout comme la France dont le spread avec l’Allemagne a franchi cette semaine les 130 points.

Les banques ont été de ce fait particulièrement impactées.

La récession en Espagne avec à la clef un chômage de 24 % constitue une véritable menace pour la zone euro avec un effet domino sur l’Italie et la France dont le programme d’assainissement demeure très modeste au regard de l’objectif de décrue de la dette publique. L’OCDE comme une note émanant d’une banque allemande rappelle que la France devra s’engager dans un important effort budgétaire pour assainir ses finances publiques.

un affaiblissement de la croissance des pays émergents

Les pays émergents éprouvent des difficultés à contrebalancer le ralentissement européen. Leurs exportations diminuent d’autant plus que les crédits à l’exportation se rétractent. Le marché européen qui est le premier du monde freine l’expansion chinoise. Le ralentissement plus fort que prévu de la croissance la conjoncture américaine demeure incertaine

Les résultats économiques américains sont le produit de l’attentisme électoral. Les mesures d’assainissement incontournables sont attendues pour 2013. Actuellement, cet attentisme favorise la reprise de l’activité américaine mais qu’en sera-t-il dans quelques mois.

la tendance baissière des bourses devrait se poursuivre

Compte tenu de la tendance économique en Europe et de incertitudes tant politiques avec de nombreuses élections à venir, les tensions financières devraient s’accroître dans les prochaines semaines.

L’absence d’instruments de régulation au sein de la zone euro pour relancer l’économie d’un ou plusieurs économies en crise constitue toujours une faiblesse indéniable.  

l'OCDE rappelle les Etats à leurs devoirs en matière de dettes publiques



L'OCDE a publié, le 12 avril dernier, un rapport sur les politiques budgétaires à mettre en oeuvre afin de retrouver un niveau acceptable d'endettement, soit environ 50 % du PIB.

L'OCDE souligne qu'il faudra durant plusieurs années appliquer des politiques d'assainissement. Les programmes de restriction budgétaire pèseront sur la conjoncture. pour éviter un impact trop important de ces programmes, l'OCDE préconise le recours à des instruments à multiplicateur faible, un mix équilibré entre augmentation des impôts et réduction des dépenses. L'organisation demande également que des réformes de structures soient engagées et notamment des réformes ciblées sur les systèmes de retraite.

L'endettement s'est accru du fait du laxisme croissant des politiques budgétaires depuis les années 70 et du fait de la crise de 2008.

La dette publique a dépassé 100 % du PIB au sein de l'OCDE avec un maximum pour le Japon qui dépasse désormais 200 % du PIB. L'OCDE considère que le niveau de dette publique acceptable pour la croissance est de 50 % du PIB. A partir de 70 % de PIB de dettes, les taux d'intérêt sont impactés ainsi que la croissance tendancielle. Afin d'avoir une marge de manoeuvre en cas de choc économique, l'objectif de 50 % est jugé nécessaire à atteindre.

L'obtention d'un tel seuil doit être atteint par une réduction du déficit primaire. L'OCDE considère que le recours à l'inflation serait contreprodutif.
L'OCDE souligne que de nombreux pays ont mis en oeuvre de réels plans d'assainissement portant entre 2 à 5 % du PIB.
L'organisation fait remarquer qu'il faudra prendre en compte dans les plans d'assainissement l'évolution de sdépenses de santé, de retraite et de dépendance.
L'OCDE fait remarquer que le niveau bas des taux d'intérêt interdit toute marges de manoeuvre en la matière. De ce fait, les auteurs encouragent à une action sur les dépenses qui en règle générale est la plus efficace et la plus durable. Ils insistent sur la nécessité de maîtriser les dépenses sociales et les dépenses des collectivités locales.

L'OCDE demande aux pouvoirs publics de :
  • réformer les transferts sociaux
  • améliorer l'efficience des dépenses publiques de santé et d'éducation
  • agir sur les salaires de la fonction publique
  • réduire les subventions
  • instaurer des frais de scolarité ou les majorer
  • éliminer les dépenses fiscales injustifiées
  • relever les taux appliqué aux assistes fiscales entraînant le moins de distorsions (alcools, tabacs, consommation d'énergie...)
Pour la France, l'OCDE demande une refonte des frais de gestion administrative de la santé (12 milliards d'euros de dépenses), une modification de l'organisation des soins (moins d'hospitalisation et plus d'ambulatoire)  et un usage accru des génériques.

Les auteurs du rapport souhaite également une compression des prestations familiales avec une économie de 1,1 % du PIB. Ils souhaitent une suppression du taux réduit de TVA ce qui rapporterait 30 milliards d'euros soit 1,4 % du PIB (avec compensation pour les revenus modestes). L'OCDE considère que la rationalisation des structures des collectivités locales devrait permettre des économies à hauteur de 5 à 10 % sur un total de 11 % du PIB. L'OCDE préconise l'établissement d'une taxe carbone et une refonte des régimes de retraite.


L'ISR en pointe malgér la crise


Selon Novethic, l’Investissement Socialement Responsable (ISR) représente 115 milliards d’euros d’encours en France. Il a augmenté de 69% entre 2010 et 2011. Ce résultat a été obtenu malgré la baisse générale des marchés.

La crise financière a eu certes un impact négatif sur la collecte de nouveaux encours mais les sociétés de gestion qui ont investi sur le développement de l’ISR ont adopté une stratégie de conversion massive.Plus de 28 milliards d’euros d’encours ont ainsi été concernés en 2011.

La croissance des encours ISR détenus par les investisseurs institutionnels a été de +70% contre +56% en 2010. Les compagnies d'assurances dont Generali ont joué un rôle moteur en la matière. Elles représentent 40% des investissements ISR institutionnels et ont dépassé les caisses de retraite et de prévoyance (20%) et les institutions publiques (18 %.

Les épargnants particuliers représentent le tiers du marché ISR français avec source de collecte principale l’épargne salariale qui augmente de 38% en 2011. Aujourd’hui, selon Novethic, 1 euro sur 4 en épargne salariale est ISR.

L'indice de référence des loyers progresse en phase avec l'inflation

Au premier trimestre 2012, l’indice de référence des loyers atteint 122,37. Sur un an, il augmente de 2,24 % contre 2,11 % trois mois auparavant. Cette hausse résulte de l'augmentation générale des prix qui se situe actuellement autour de 2,4 %. Il devrait poursuivre sa hausse durant les prochains trimestres.

Par ailleurs, compte tenu de l'envolée des prix de l'immobilier, cette hausse apparaît faible.

Définition de cet indice selon m'INSEE : le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. L’indice de référence des loyers constitue la référence pour la révision des loyers en cours de bail,des locaux d'habitation principale régis par la loi du 6 juillet 1989 et pour les locaux meubléssoumis à l'article L. 632-1 du code de la construction et de l'habitation (CCH).Ce nouvel indice se substitue, par ailleurs, à l’indice du coût de la construction pour la révision : - des redevances des contrats de location-accession portant sur des immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation, achevés ou en construction à la date de la signature de la convention ;- des loyers des bâtiments d'habitation dans le cadre des fermages (article 411-11 du Code rural) : « Ce loyer ainsi que les minima et maxima sont actualisés, chaque année, selon la variation de l’indice de référence des loyers publié par l’Institut national de la statistique et des études économiques chaque trimestre et qui correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyer.

Face à la progression des loyers, à défaut de jouer sur l'offre, certains ont émis l''idée de bloquer les loyers. Cela pourrait avoir des conséquences sur la marché immobilier : versement de frais d'entrée, sélection des locataires avec versement d'argent au black, retrait de logements...

Déclaration des revenus, c'est parti


A compter du 26 avril, les contribuables recevront leur feuille de déclaration d'impôt pour les revenus de 2011. La date limite de dépôt des déclarations papier est fixée au 31 mai. EN ce qui concerne les déclarations sur Internet, le calendrier est le suivant :

  • 7 juin pour les habitants des départements de 1 à 19
  • 14 juin pour les habitants de 20 à 49
  • 21 juin pour les autres


Cette année, pour les contribuables n'ayant pas de changement à opérer par rapport à la version pré-remplie, il y a la possibilité de déclarer à partir de son Iphone.

léger mieux pour la création d'entreprise


L'INSEE vient de publier les résultats des créations d'entreprise sur le dernier trimestre. Le nombre cumulé de créations de janvier à mars 2012 progresse de 4,5 % par rapport au premier trimestre 2011. Ces créations progressent essentiellement dans les secteurs de l'enseignement, la santé et de l' action sociale.

En revanche, sur les douze derniers mois, les créations sont toujours en baisse de 5,6 %.

Il faut souligner que plus d’une création sur deux est une demande de création d’auto-entreprise

jeudi 12 avril 2012

L'inflation fait de la résistance


Du fait de l'augmentation des cours des matières premières, le taux d'inflation, malgré le ralentissement économique, demeure au-dessus de 2 % l'an. Il est à noter que l'inflation sous-jacente augmente également.

Au mois de  mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) est en hausse de 0,8 %, après un accroissement de 0,4 % au mois de février.

Sur un an, l'inflation progresse de 2,3 %. Hors tabac, l’indice est également en hausse de 0,8 % (+2,2 % sur un an). Corrigé des variations saisonnières, le taux d'inflation progresse  de 0,4 % et de 2,3 % sur un an.

La hausse des prix du mois de mars est imputable à  l’augmentation des prix des produits manufacturés liée à la fin des soldes d’hiver  mais également à l'évolution des cours  des produits pétroliers et alimentaires. En revanche,  les prix des services sont en légère hausse.

Ainsi, au mois de mars , les prix des produits manufacturés ont augmenté de 1,8 %  mais que de1,3 % sur un an. la fin des soldes a entraîné une vive progression  des prix de l’habillement-chaussures  (+11,7 % ; +5,2 % sur un an), . En revanche,  les prix des produits pharmaceutiques diminuent de nouveau (—0,7 % ; —2,4 % sur un an), en raison de baisses tarifaires.

En mars 2012, l’énergie a augmenté de 1,2 %, après 1,0 % en février . la hausse sur un an est de 6,5 % sur un an. Cette augmentation est lié à l'évolution des prix des carburants (+2,3 % ; +7,1 % sur un an).  En revanche, avec l’arrivée de températures plus clémentes, les prix des combustibles liquides progressent  plus modérément (+0,6 % ; +10,0 % sur un an).

Les prix de l’alimentation sont en hausse de 0,7 % en mars 2012 (+3,7 % sur un an).  le froid de février a contribué à l'augmentation des prix.

L’indicateur d'inflation sous-jacente (ISJ) augmente de 0,5 % en mars 2012 (+1,6 % sur un an). L’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) s’accroît de 0,9 % (+2,6 % sur un an).

Les pouvoirs publics espéraient un retour de l'inflation autour de 2 % au courant du printemps. Les tensions sur le marché pétrolier conduit à une augmentation plus rapide des prix.  

mercredi 11 avril 2012

Etats-Unis, du déficit et du déficit


Les Etats-Unis sont en année électorale et sont en cohabitation. La Chambre des représentants républicaines n'a pas l'intention de porter le chapeau de la rigueur et il en est de même pour le président. De ce fait, il y a un non-accord pour laisser filer le déficit et soutenir artificiellement la croissance. Les choses sérieuses commenceront après les élections. Au mois de mars dernier, le déficit budgétaire a atteint le record de 171,2 milliards de dollars. Sur l'ensemble de l'année, le déficit pourrait atteindre 1.330 milliards de dollars, soit 8,5% du produit intérieur brut.

Le pétrole continue d'augmenter


En mars, les prix en devises des matières premières industrielles ont baissé, selon l'INSEE, de 0,7 % après une hausse de 3,0 %. Cette diminution est imputable aux prix des matières premières minérales en baisse de 1,6 % après une hausse de3,2 % ainsi qu'aux cours des métaux non ferreux ont diminué (–1,8 % après +3,5 %), principalement ceux du nickel (–8,6 % après +3,2 %), du plomb (–3,0 % après +1,5 %) et du titane (–2,4 % après +2,4 %). Les cours des métaux précieux ont également baissé (–3,2 % après +7,9 %), notamment ceux de l’or (–4,0 % après +5,2 %) et de l’argent (–3,5 % après +11,0 %). Les prix des matières premières agro-industrielles ont enregistré une hausse de 2,0 % en mars après 2,3 % en février. En ce qui concerne le prix du du pétrole, le cours en dollars a continué de progresser (+5,3 % après +6,1 % en février). Il s’est établi à 124,5 $ le baril de Brent. Les prix en devises des matières premières hors énergie importées en France se sont stabilisés (+0,5 % après +2,8 % en février). Sur les trois derniers mois le prix du pétrole a fortement augmenté, de 15,2 % en dollars et de 14,7 % en euros. En mars, les prix des matières premières alimentaires en devises ont continué de progresser (+2,8 % après +2,5 %). les prix des oléagineux ont progressé (+7,4 % après +3,9 %), les cours du tourteau de soja (+10,8 %), de la fève de soja (+7,6 %) et de l’huile de palme (+5,3 %) enregistrant de fortes hausses. Les prix de la viande bovine ont légèrement augmenté (+2,1 % après +4,3 %) et ceux des céréales se sont accrus de +4,1 % du fait du renchérissement du riz (+5,4 %). À l’inverse, les cours des denrées tropicales se sont repliés (–2,1 %) sous l’effet de la forte baisse de l’arabica (–10,9 %), ainsi que les cours du sucre (–0,6 % après +3,5 %). La baisse des cours des matières premières industrielles s'explique par l'évolution à la baisse de la production industrielle en zone euro mais aussi au sein des pays émergents. Le pétrole pâtit des tensions au Moyen Orient .